Bouq1 et Cie

*** Au fil des lectures...***

29 avril 2009

LOUH

51WV57SZMDL__SL500_AA240_Freddy, hamster libre, Dietlof Reiche

  Prénom: Freddy

  Type: hamster doré

  Particularité: exceptionnellement intelligent !

  Aime: les vers de farine

Le jour où j'ai été adopté, ma vie a changé ! Moi, Freddy, hamster doré, j'allais enfin pouvoir conquérir ma liberté... Mais pour ça, il fallait que je sache communiquer. Alors ma première mission: apprendre à lire et à écrire.

Freddy est un hamster très intelligent parce qu'il sait lire et écrire et réussit à sortir de sa cage tout seul. Il raconte son histoire dans le livre. Il est acheté par une petite fille mais sa mère est allergique aux poils d'animaux donc il doit changer d'endroit. Il va chez un nouveau maître, Master John. Mais il y a déjà un chat et deux hamsters. Heureusement, ils s'entendent bien. Freddy veut communiquer avec son nouveau maître et dire qu'il est intelligent et exprimer ses désirs.

Les premières lignes:
 
C'est mon heure.
   Enrico et Caruso, les deux cochons d'Inde, sont enfin silencieux, le vieux William s'est retiré sur sa couverture et Master John est sorti.
   C'est l'heure où je commence à écrire mon histoire.
   Naturellement, comme tout écrivain pas trop bête, je me demande si ce que je vais raconter intéresse quelqu'un, si cette histoire vaut d'être racontée.

Ma note: 10 / 10

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510DR7GjZCL__SL500_AA240_Le royaume de Kensuké, Michael Morpurgo

  Alors qu'il fait le tour du monde à la voile avec ses parents, Michael tombe à la mer. Lorsqu'il reprend connaissance, il se retrouve avec sa chienne sur une île perdue au milieu du Pacifique ! Comment survivre sans nourriture et sans abri ? Mais l'ïle n'est pas déserte et un mystérieux inconnu semble veiller sur Michael. C'est le début d'une aventure que n'oubliera jamais le jeune garçon...

J'ai bien aimé ce livre car on dirait une histoire vraie. Michael, le héros, tombe à la mer et se retrouve sur une île. Il rencontre Kensuké, le seul habitant de l'île. Il apprend à peindre et à découvrir la nature avec lui: il construit un grand phare pour qu'on puisse le voir de loin sur la mer. Il vit dans une grotte vraiment bien aménagée par Kensuké, qui était aussi un survivant d'un bateau qui a coulé.
Le garçon écrit son histoire quand il est devenu adulte car Kensuké lui avait dit de la raconter quand il serait mort.

Les premières lignes:
 
J'ai disparu la veille de l'anniversaire de mes douze ans. Le 28 juillet 1988. Aujourd'hui seulement, je peux enfin raconter toute cette histoire extraordinaire, la véritable histoire de ma disparition. Kensuké m'avait fait promettre de ne rien dire, rien du tout, jusqu'à ce que dix ans au moins se soient écoulés. C'était presque la dernière chose qu'il m'a dite. J'ai promis et j'ai du vivre dans le mensonge. J'aurais pu laisser dormir les mensonges assoupis, mais plus de dix ans ont passé, maintenant. Je suis allé au lycée, à l'université et j'ai eu le temps de réfléchir.

Ma note: 9 / 10

Posté par L O U H à 17:47 - Bambinoblog (6) - Commentaires [4] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

28 avril 2009

Voyage

41XAQ2T0FSL__SL160_AA115_Nulle part, mais en Irlande, Franz Bartelt

  "Belles têtes d'Irlandais dans les rues de Killarney. D'un certain âge. Des têtes conformes à la tradition et qui, au-delà du folklore touristique, donneraient à n'importe qui manie vaguement le crayon l'envie d'écrire et de conserver ces personnages dans les mots.
  On ne s'attache pas à repérer d'abord les faces qui affichent leur alcoolisme. Ici, c'est un penchant qui ne s'avoue pas, mais se clame et se trompette. Il met tant de sincérité, dans la laideur que là encore, parce qu'on est en Irlande, on se sent en confiance. Des trognes aussi évidentes et qui témoignent d'une impeccable assiduité au pub ne savent plus mentir. La caricature est une innocence brute."

  Dans ce récit de voyage fort peu héroïque - camping et vélo -, l'auteur s'attache à montrer des spectacles qui n'ont pas lieu et des êtres sans grandeur dont, en amoureux comblé de la langue, il sait faire une véritable matière littéraire.

Quelques notes et on retrouve avec plaisir le style et le ton de l'auteur. A travers un voyage humide et paysageux, nous découvrons l'Irlande et le quotidien de voyageurs tels Franz Bartelt, courageux et ouverts à toutes ces bizarreries, ces petites choses qui font qu'un autre pays peut apparaître si différent et tellement proche à la fois. Quelques questions se posent, inévitablement, comme : faut-il être réellement motivé pour faire du camping en Irlande ? Est-il courageux de se fier à la nourriture locale ? Les paysages à couper le souffle sont-ils plus beaux à imaginer que dans la réalité pleine de brouillard ?
A travers ces petites anecdotes nous découvrons un pays de gens simples, d'une grande gentillesse malgré des conditions de vie rudes. Ce voyage par procuration est un réel plaisir, nous découvrons ou re-découvrons les joies du camping itinérant au pays de la Guiness.

Les premières lignes:
 
Si les yeux sont le miroir de l'âme, les sourcils sont des poils qui pensent.

  De bonne humeur: il pleut comme doit pleuvoir ce pays dont la réputation s'est bâtie sur la capacité d'une catégorie de touristes à résister, joyeusement, aux effets d'une pluviométrie sous laquelle le plus médiocre des mortels se transforme en héros ruisselant.

  L'arrivée à Rosslare fut donc arrosée. Et la route encore mieux, qui de Rosslare conduit à Caher où nous avons passé la nuit dans un camping charmant, au milieu des cultures d'arbres fruitiers. Au calme. A l'humidité.

Ma note: 9 / 10

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25 avril 2009

So girly

51mm92jCA0L__SL160_AA115_Ma vie est tout à fait fascinante, Pénélope Bagieu

  Pénélope Bagieu est une jeune illustratrice parisienne. Elle vit dans le plus petit appartement du monde, sous les toits, en compagnie de son chat rose, de sa collection de chaussures et de ses tracas quotidiens: sa réticence à faire du sport, sa mère envahissante, son chéri qui ne l'écoute pas... Heureusement pour elle, il reste ses copines, langues de vipère, les soldes, les séries télé, la presse people et les macarons !
  L'auteur croque dans cette bande dessinée les petits riens du quotidien avec beaucoup d'humour et un talent évident : à chaque page, elle nous raconte ses petites histoires et péripéties, tour à tour drôles, justes et émouvantes.

Bon, évidemment, je suis fan, donc j'ai beaucoup aimé ce livre, dont le format en livre de poche n'ôte rien, au contraire. C'est même mieux, je trouve et comme son nom l'indique, on peut l'emporter partout et y jeter un oeil les jours de déprime, rien de tel pour rire un peu de tous ces tracas de fille, mais tellement vrais.
J'ai même préféré celui-ci à Jospéhine, car c'est vraiment le relais du site (http://www.penelope-jolicoeur.com/ ). Bref, elle a du talent car chacune peut vraiment se reconnaître dans ces petites choses de rien du tout, mais ça fait du bien d'en rire.

Ma note: 9,5 / 10

Posté par Aileean à 15:15 - Bandes dessinées (16) - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

9782916330150 Vice repetita, Hervé Sard

  Un matin d'hiver, le corps d'une jeune femme est retrouvé en vallée de Chevreuse. L'instruction est rondement menée. Un homme est arrêté, son ADN a parlé. Pourtant le violeur assassin nie en bloc, y compris l'évidence. L'affaire va prendre une tournure inattendue; un marginal avoue ce crime et vient semer le trouble. Des zones d'ombre laissent planer le doute. Que masquent-elles ? Ou plutôt qui ?
  Derrière les apparences, la piste des certitudes ne serait-elle qu'un trompe-l'oeil ? Cela se pourrait bien: d'Etretat à Rambouillet, le plus court chemin n'est pas forcément la ligne droite.
  Des années s'écouleront avant que la sagacité d'un étudiant à l'Ecole nationale de la magistrature ne fasse jaillir l'étincelle de vérité.
Pour le meilleur, comme pour le pire...

Un roman sympathique, une intrigue intéressante, mais sans plus. D'ailleurs, le 4è de couverture est encore un piège (à bas les mauvais 4è de couverture), car il raconte pratiquement tout jusqu'à la dernière page, d'où mon attente de ce fameux étudiant de l'ENM qui devait résoudre l'énigme pendant toute la lecture: il n'apparaît à mon grand dam qu'à la page 200 (sur 221), c'est vraiment pour dire...
Bref, nous suivons ici les tribulations de deux enquêteurs loin d'être des super flics (ça fait du bien aussi de temps en temps...) chargés de résoudre un crime. L'affaire du siècle pour eux et les habitants de la région...
Il y a bien un coupable tout désigné, après tout, même la science le condamne. Malgré tout, un doute subsiste.
Le début est prometteur, dans la forme de l'enquête. Après, ça devient plus conventionnel avec beaucoup de dialogues (un peu trop à mon goût car certains m'ont semblé un peu lourds) dont certains en "patois" de pays, bien savoureux.
Le dénouement est un peu attendu et un peu gros, mais bon... j'ai passé un bon moment tout de même avec ce petit roman policier bien franco-français.

Les premières lignes:
 
Ne pas crier.
   Ne plus trembler.
   Souffrir un moment pour vivre plus longtemps.
   J'ai vu des phares. Je crois avoir vu des phares. Une voiture ? Il me semble qu'elle s'est arrêtée. Un bruit de portière qui claque. Je n'ai pas entendu de pas. Quelqu'un vient ? Mon Dieu, faites que ce soit vrai!
   A moins que ce ne soit que le craquement d'une branche brisée par la tempête ? La lueur d'un éclair au loin ? Non ! Pas ça ! Je ne veux pas !
   Ne pas bouger. Respirer doucement. Calmement. Lui faire croire que j'abandonne. Penser à autre chose. Laisser le temps filer.

Ma note: 6,5 / 10

Posté par Aileean à 15:01 - Polars - Policiers (39) - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

24 avril 2009

51euDYbDH3L__SL500_AA240_Des vents contraires, Olivier Adam

"La nuit nous protégeait et à ce moment précis, j'avoue avoir pensé que les choses allaient redevenir possibles. Ici, j'allais pouvoir recoller les morceaux et reprendre pied, nous arracher les enfants et moi à cette douleur poisseuse qui nous clouait au sol depuis des mois, à la fin de la maison, les traces et les souvenirs qu'elle gardait de nous quatre, c'était devenu invivable, je ne sortais presque plus et les enfants se fanaient sous mes yeux."
Depuis que sa femme a disparu sans plus jamais faire signe, Paul Anderen vit seul avec ses deux jeunes enfants. Mais une année s'est écoulée, une année où chaque jour était à réinventer, et Paul est épuisé. Il espère faire peau neuve par la grâce d'un retour aux sources et s'installe alors à Saint-Malo, la ville de son enfance.
Mais qui est donc Paul Anderen? Un père qui, pour sauver le monde aux yeux de ses enfants, doit lutter sans cesse avec sa propre inquiétude et contrer, avec une infinie tendresse, les menaces qui pèsent sur leur vie. Dans ce livre lumineux aux paysages balayés par les vents océaniques, Olivier Adam impose avec une évidence tranquille sa puissance romanesque et son sens de la fraternité.

C'est une histoire difficile où finalement, il ne se passe pas grand chose. La vie continue de couler malgré la disparition de la jeune femme, tant aimée de son mari et de ses enfants. Pourquoi la disparition? On n'en sait pas beaucoup plus au départ, quelques bribes viennent peu à peu s'ajouter les unes aux autres pour recoller le puzzle. L'histoire commence comme un nouveau départ, devenu nécessaire pour cette famille, comme un sursaut pour ne pas se noyer dans la détresse d'un quotidien où tout les ramène à celle dont on est sans nouvelle depuis plus d'un an.
Saint Malo et ses plages, ses tempêtes, la mer, tous ces paysages rendus magnifiques sous la plume de l'auteur, entretiennent toute l'atmosphère du livre.
Au gré de ses rencontres, Paul Anderen renoue peu à peu avec son passé, sa ville, son frère. Il cotoie toutes sortes de personnes qui réagissent différemment devant leur histoire et lui même réagit en premier lieu pour protéger au maximum ses enfants dont il observe, le coeur noué, les réactions devant cette nouvelle vie, toujours en équilibre entre l'attente, l'espoir et la résignation.
D'autres gens vivent aussi des drames, comme un écho et Anderen est là, malgré tout. Qu'importe ce qu'on en pense, il veut agir comme il le doit.
C'est un très beau livre, malgré la tristesse du sujet. Le style de l'auteur, des phrases souvent longues, sans ponctuation, n'est pas du tout rébarbatif. Au contraire, il fait qu'on se laisse porter par les évènements, comme une vague de l'océan qu'il décrit si bien et comme cette famille si soudée dans l'épreuve.

Les premières lignes:
 
Les enfants quittaient la classe un à un, abandonnaient leurs coloriages et se levaient de leurs chaises miniatures pour se précipiter dans les bras de leurs parents sous le regard bienveillant de l'institutrice, une fille timide et fluette à qui je n'avais rien eu à reprocher en presque trois mois. En guise d'adieu, Manon l'avait embrassé sur les lèvres et l'instit n'avait pas bronché, les yeux brillants elle nous avait souhaité bonen chance: aller vivre au bord de l'eau elle nous enviait. J'ai rejoint Manon dans le fond de la pièce, au beau milieu des étals de légumes en plastique elle serrait Hannah contre son coeur, elles s'accrochaient l'une à l'autre, inquiètes de se perdre. C'était une gamine pâlotte dont j'ignorais si elle était seulement douée de parole.

Ma note: 9 /10

Posté par Aileean à 17:44 - Romans (64) - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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