18 juin 2009
Azzazet
Le Masque d'argile, Serge Brussolo
Dans la Rome impériale, deux mercenaires, un homme et une femme rompus au métier des armes, mènent l'enquête...
Soldats, assassins, gardes du corps, Shagan et Junia sont tout cela à la fois. Il leur faudra affronter les puissances des ténèbres pour élucider les mystères d'une villa patricienne en proie aux manifestations les plus irrationnelles. Malédiction ou complot ? Difficile de faire la part des choses dans un monde imprégné de superstition, où mille petits dieux épient les humains à toute heure du jour et de la nuit, ne leur laissant aucune intimité.
Un récit inquiétant qui propulse le lecteur à travers les coutumes les plus étranges de l'Antiquité romaine.
Une petite plongée dans la Rome antique, on s'y croirait, car l'auteur, avec une foule de petits détails, nous fait revivre le quotidien de cette époque. Un bon petit roman où comme d'habitude, le suspens est toujours présent, ici avec la magie et la superstition d'une mythologie mystérieuse, on frôle le fantastique.
Efficace et sans fioritures, un bon moment de Brussolo encore une fois.
Les premières lignes:
Dans les ruines de Pompéi, on pouvait encore contempler, au début du siècle dernier, une étrange peinture presque effacée. Les guides évitaient de la montrer aux touristes car, pour la voir, il fallait accepter de remonter à quatre pattes le long d'un couloir à demi effondré. Là, au creux d'une cubicula jadis occupée par une prostituée aux cheveux teints en rouge, un obscur artiste s'est appliqué, en des temps anciens, à dessiner avec un grand luxe de détails un paysage désertique où se déplace une sorte de monstre fabuleux sur lequel il convient de s'attarder.
Ma note: 7,5 / 10
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