Blog à bouquins

*** Au fil des lectures...***

28 juin 2010

51_bJGDiMYL__SL160_AA115_Quitter le monde, Douglas Kennedy

   "Je ne me marierai jamais et je n'aurai jamais d'enfants." Lorsqu'elle prononce cet arrêt, Jane a 13 ans. Le lendemain matin, son père aura fait ses valises. Hasard ? Coïncidence ? La culpabilité ne s'embarasse pas de ces questions : toute sa vie, Jane s'en mordra les doigts.
   De Harvard à Boston, des belles lettres aux manipulations boursières, tout ce qu'elle touche se dérobe, tout ce qu'elle aime lui échappe. Et lorsque, enfin, la vie lui fait un cadeau, c'est pour le lui reprendre aussitôt. Alors Jane n'a qu'une obsession : fuir, n'importe où, hors du monde. Mais à vouloir le quitter, c'est lui qui vous rattrape...

Je m'étais promis de ne plus lire de Kennedy après ma déconvenue sur "La femme du Vè", mais j'ai finalement craqué devant l'édition en poche. Un pavé à lire, quoi de plus excitant ? A condition que l'auteur ait gardé ce qui m'avait fait l'apprécier dans tous ces précédents opus... Je me suis donc préparée et me suis plongée dans la lecture de ce bon gros bouquin.
Et j'ai retrouvé avec plaisir (teinté de méfiance au début) le bon vieux Kennedy que j'attendais. Un roman avec une trame sans surprise, mais lorsqu'on est volontaire comme je l'étais, on se laisse prendre sans se débattre.
Kennedy, c'est - comment dire- du pur masochisme. Une jeune héroïne, à qui la vie devrait pourtant sourire, se voit infliger par l'auteur toute une série de graves déconvenues, aussi bien sentimentales que professionnelles. Une cruche ? Peut-être, mais la psychologie du personnage, mis à part cette niaiserie pour entasser les malheurs, regorge de petits clichés et de clins d'oeil grâce auxquels on peut aisément s'identifier (celle qui fait tout pour les autres mais que jamais personne n'aide; celle qui se défonce dans le travail mais sans aucune contrepartie; celle qui va se sacrifier pour sa famille mais qui n'en tirera que du malheur...).
A forcer le trait, ça peut lasser, mais bon... On pressent bien évidemment un retournement de situation, on n'est pas dans du roman noir, là... Et bien sûr, quoi de plus jouissif que de voir les méchants punis et la gentille héroïne triompher ?
Bref, j'ai apprécié ce bouquin, car on s'y laisse prendre facilement, à condition de jouer le jeu bien sûr, et un pavé comme ça, rien de tel pour les vacances!!!!

Les premières lignes:
   Le soir de mon treizième anniversaire, j'ai fait cette déclaration: "Je ne me marierai jamais et je n'aurai jamais d'enfants"
   Je me rappelle encore les circonstances exactes de cette annonce. Il était environ six heures du soir à New York dans un restaurant au croisement de la 63 è Rue Ouest et de Broadway, c'était le 1er janvier 1987, et mes parents venaient de se lancer à nouveau dans une dispute. Attisée par l'alcool et une impressionnante accumulation de griefs soigneusement refoulés, la scène de ménage publique avait pris fin quand ma mère, après avoir hurlé que mon père était une ordure, s'était enfuie en pleurant aux toilettes des dames, qu'elle continuait à appeler "le petit coin".

Ma note : 7 / 10

Posté par Aileean à 19:28 - Romans - Commentaires [1] - Permalien [#]

Commentaires sur Quitter le monde, Douglas Kennedy "Je ne me

    j'avais beaucoup aimé The pursuit of happiness, un peu moins Les desarrois de Ned Allen. Celui-ci ne m'inspire pas trop.

    Posté par Choupynette, 29 juin 2010 à 14:32 | | Répondre
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